LE
SYNDROME DU VOYAGEUR OU "LE CHOC CULTUREL"
1.
LE TOURISME, UNE SOURCE D'EMPLOI..
On
le sait tous très bien : «à
l’étranger c’est différent
».
Que ce soit le climat, la nourriture, la langue ou
tout simplement l’architecture ou le paysage il y
a toujours plus ou moins de choses qui «ne sont
pas comme chez nous».
Même
si on va tout simplement en Suisse par exemple, on
sera toujours confronté à une multitude
de petits détails et de petites différences
dans notre quotidien. Le plus souvent cela demandera
une adaptation, mais
elle sera tellement bénigne qu’elle se fera
de manière à peine consciente.
Quand
ces « détails du quotidien
» deviennent plus marquants, on parle alors
« d’exotisme »
ou de « pittoresque
», le plus souvent c’est justement cet exotisme
et ce pittoresque qui sont recherchés et qui
constituent la saveur d’un voyage.
Mais
cette adaptation au quotidien
peut parfois devenir tellement marquante, voire contraignante
qu’elle peut engendrer des réactions psychologiques,
voire physiques dont les conséquences peuvent
parfois être très fâcheuses.
Il
n’est pas toujours nécessaire de se retrouver
immergé dans une culture très différente
pour éprouver «le syndrome du
voyageur», parfois le simple fait d’être
dans un environnement culturel ou mystique intense
peut suffire à provoquer des réactions
incontrôlées.
Ce
phénomène est médicalement reconnu
et décrit (entre
autre en psychiatrie) et porte divers noms comme le
« syndrome de
Stendhal », mais on parlera
plus généralement de «syndrome
du voyageur» ou de «choc
culturel», les anglais utilisant le
terme «occupational hazard
».
Le
syndrome de Stendhal
Le
Syndrome de Stendhal (aussi appelé syndrome
de Florence) est le
premier syndrome du voyageur à avoir été
reconnu. Il doit son nom au célèbre
écrivain, Stendhal, qui le premier, en 1817,
dans ses carnets de voyage, a fait la description
ce que lui-même a ressenti en sortant de l’Eglise
Santa Croce à Florence. Aujourd’hui encore,
chaque année, les urgences des hôpitaux
de Rome et de Florence reçoivent des touristes
en proie à ce même tourment.
| "
J'étais dans une sorte d'extase, par l'idée
d'être à Florence, et le voisinage
des grands hommes dont je venais de voir les tombeaux.
Absorbé dans la contemplation de la beauté
sublime, je la voyais de près, je la touchais
pour ainsi dire. J'étais arrivé
à ce point d'émotion où se
rencontrent les sensations célestes données
par les Beaux Arts et les sentiments passionnés.
En sortant de Santa Croce, j'avais un battement
de cœur, la vie était épuisée
chez moi, je marchais avec la crainte de tomber
". |
(lire
plus)
Il
est important de savoir que si l’étude du syndrome
du voyageur relève de la psychologie / psychiatrie,
ce n’est pas pour autant une maladie ou le signe d’une
faiblesse psychologique.
Tous
les voyageurs, sans discernement, sont susceptibles
d’êtres frappés à un moment ou
à un autre par le choc culturel.
Le
« choc culturel » représente le
stress ressenti (même inconsciemment) lorsque
on est immergé dans une nouvelle culture.
Il affecte tous les domaines de la vie jusque dans
les petits détails de la vie quotidienne. Les
principaux signes du choc culturel peuvent être
la fatigue, la confusion, la mauvaise humeur, la gêne,
le désarroi, la colère et le repli sur
soi. Cela peut être également une combinaison
de tous ces états d’âme.
Celui-ci
revêt plusieurs niveaux, du vague à l'âme,
de la désillusion et du refus émotionnel
du cadre étranger, jusqu'à l'état
anxieux majeur accompagné de confusion mentale,
en passant par le sentiment de solitude, l'accès
dépressif avec manque d'entrain, fatigue, troubles
du sommeil et d'autres sensations physiques variées
L’intensité
de la manifestation du choc varie d’un voyageur à
l’autre et dépend de la capacité d’adaptation
de chacun.
La patience, l’ouverture d’esprit, le repos et la
communication permettent de passer avec succès
cette phase d’adaptation.
Le choc culturel étant le résultat de
la confrontation de deux cultures, certaines
destinations sont plus connues que d’autres pour être
susceptibles de provoquer le « syndrome du voyageur
», toutefois toutes
les cultures de sont pas égales devant la confrontation.
C’est
ainsi qu’il existe un Le
syndrome de Paris des Japonais,
qui ne semble affecter que les ressortissants du pays
du soleil levant.
Ce
syndrome se manifeste par des troubles allant de l'état
dépressif à la tentative de suicide
en passant par des délires de persécution.
"Ils
pensent trouver en France un idéal de raffinement
et imaginent Paris comme un paradis civilisé.
Mais les codes de communication français
sont très différents des leurs:
par exemple,la structure de la langue japonaise
est telle qu'il faut attendre la fin de la phrase
pour en comprendre le sens. Cela amène
les japonais à être très patients,
alors qu'un français n'hésitera
pas à couper la parole de son interlocuteur.
De même, il existe une communication non
verbale très intense, où l'on s'efforce
de lire dans l'attitude de l’autre, trop parler
est perçu là-bas comme vulgaire.
En France, pour se faire comprendre, les japonais
sont donc obligés de se faire violence".
[docteur Ota, psychiatre à l'hôpital
Sainte-Anne] (citation issue tiré
d'un article
de Libération) |
D’autres
syndromes :
Le
syndrome de Jérusalem,
qui se manifeste par une bouffée délirante
qui frappe certains touristes, soudain frappés
par une forme violente d'anxiété et
obsédés par le désir de se purifier.
Certains vont jusqu’à se draper dans la literie
de leur hôtel et vont délivrer des sermons
devant le mont d'Oliviers ou le mur des Lamentations.
Chaque
année, une quarantaine de personnes seraient
hospitalisés à Jérusalem pour
ce type de symptômes.
Le
Syndrome de Notre Dame.
A Paris chaque été, on observe quelques
anglo-saxons déambulant sur le parvis de la
cathédrale, victimes de bouffées délirantes,
les malades se croient en danger de mort, d'autres
prétendent être en communication directe
avec Dieu.
Le
syndrome Indien
est un des plus connus et des plus dur à éviter.
Le choc culturel intense, l’emprise de la religion
(des religions) sur le quotidien et la densité
de la population provoquent un sentiment de peur-panique
et de dépression qui pousse certains à
littéralement fuir le pays ou à se réfugier
dans le mysticisme.
Le
syndrome de jean Claude aux States.
Affecte plus particulièrement les anciens sportifs
Belges intellectuellement peu favorisé qui
en se rendant aux Etats-Unis semblent oublier rapidement
l’usage du Français et deviennent Aware.
Le
syndrome des Etats Unis.
Affecte lui toute personne normalement instruite et
un minimum au courant de l’actualité mondiale
qui se rend aux Etats-Unis et qui est rapidement gagnée
par le sentiment que ce pays est majoritairement peuplé
de cow boys largement surarmés, passablement
sous instruits et objectivement néfastes pour
la survie de l’espèce humaine…
Renseignements
pris auprès de l’institut des maladies tropicales,
il semble que pour des raisons diverses ce syndrome
ne puisse pas être officiellement reconnu.
Pour
en savoir plus
:
Voyager
à en perdre la raison
SYNDROME
DE STENDHAL ET PSYCHIATRIE - voyager rend-il fou
La
théorie du Kleenex … ou la fin de l’apnée
©Travel2world
08/2004.
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